Développement
durable et écosocialisme
Formation
développée par Jean-Claude Balu
Introduction
Devrait-on récupérer
l’expression développement
durable pour en donner une représentation claire permettant de bien
cerner les
enjeux et de fixer des objectifs?
La croissance du PIB se
traduit-elle par mieux-être
ou plutôt pollution, dégradation des écosystèmes, épuisement des
ressources,
perte de la biodiversité, perturbation du climat?
- Il semble
bien établi maintenant qu’une crise nous
guette, seules l’échéance et son ampleur divisent encore. On peut donc
tenter
de prévoir les scénarios les plus probables qui s’annoncent.
- Si les profits sont menacés, le
capitaliste va devoir
réagir, mais est-ce que son « écologie » va nécessairement ressembler à
la
nôtre?
- Et la nôtre sera-t-elle un
simple verdissement de l’économie
ou plutôt l’écosocialisme?
Distinguer développement et
croissance
- Si on considère que le
développement correspond à nos
modes de production et de consommation, il est évident qu’il n’est ni
soutenable ni généralisable.
- Le développement devrait plutôt
être un niveau de «
bien-être » acceptable et soutenable pour la planète. Il faut donc
séparer la
notion de croissance de celle de développement.
- Jamais on ne remet en question
la sacro-sainte
croissance. C’est que l’accumulation du capital résulte directement de
la
croissance sans fin du PIB.
- Le capital n’échappe pas à la
péréquation du taux de
profit, révélée par Marx. Par contre, il la repousse par une fuite en
avant
permanente, justement la croissance.
- Le productivisme, c’est donc la
croissance sans fin
de la production pour autant qu’elle rapporte un profit ou qu’elle ne
serve un
groupe dominant.
Décroissance
- Oui, mais l’application de la
décroissance doit être
appréciée au regard de l’empreinte écologique, comme il fut mentionné
aux États
généraux de la décroissance équitable à Lyon en 2005.
- En effet, elle ne peut
s’appliquer de la même façon
aux démunis et aux riches, sans considérer que nous vivons dans un
système où
tout ralentissement de la croissance impliquerait une crise économique
majeure.
Développement durable
- Il existe au moins deux définitions du développement durable : celle, consensuelle, des trois piliers (société, environnement, économie) et celle mettant en rapport l’activité humaine et la planète.
- Définition notre activité vs. la planète
- « Un développement qui répond
aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre
aux leurs. » (Rapport Brundtland)
- Hubert Reeves présentait ainsi l’enjeu à Marie-France Bazo (23/04/2007) : « Faire vivre 9 milliards d’habitants d’une façon décente, sans détériorer irrémédiablement la planète ».
Indicateurs
- Si l’on veut mesurer le
développement durable pour se
fixer des objectifs concrets et les suivre, ça prend deux indicateurs.
- Le PIB mesure
l’équivalent monétaire de l’activité
économique (l’énergie déployée en somme), sans rien nous dire de son
impact ni
de son usage.
- L’empreinte écologique est
un concept basé sur
la capacité globale de la planète de fournir des ressources et disposer
des
déchets, c’est aussi une approche éthique et solidaire.
- L’indice de développement humain (IDH) est une mesure indicative et non exhaustive du développement humain. Un objectif d’IDH de 0,8 a été fixé par les Nations unies comme un développement satisfaisant.
Relation entre
l’IDH et l’empreinte écologique
Analyse et constat Scénarios à éviter Ne rien faire ou désastre
écologique et social Capitalisme « vert » ou
verdissement de l’économie Capitalisme mondial intégré de
saccage et
transformation Scénario proposé : écosocialisme Conclusion 
Jean-Claude Balu est un militant écologiste et de gauche dans divers groupes et organisations. Il a été représentant du Parti vert du Canada au Québec de 1999 à 2001 et s’est présenté comme candidat dans Mont-Royal. Par la suite, il a cofondé le Parti vert du Québec en 2001. Maintenant, il est membre de la Commission thématique environnement et énergie de Québec solidaire en plus de travailler dans le domaine informatique.
