25 août 2010
Classé dans Environnement et société

Paru dans Bâtir ensemble un Québec solidaire (12-08-2010)

Crise climatique et mobilisation populaire

Essai par Jean-Claude Balu pour le cercle citoyen de Masse critique

Crise climatique

La crise climatique mondiale est maintenant une évidence. Les rapports successifs des scientifiques, particulièrement ceux du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), démontrent qu’un réchauffement climatique est en cours et que sa cause principale est l’utilisation massive des combustibles fossiles. C’est une des plus graves menaces qui pèsent sur l’humanité, en plus de menacer d’extinction des millions d’espèces.

De plus, la crise climatique accentue les inégalités sociales. Alors qu’il est de plus en plus évident que la cause du phénomène réside fondamentalement dans la logique productiviste des pays du Nord, les plus affectés par les changements climatiques seront les pays du Sud, ceux qui sont les moins responsables. Déjà, dans ces pays, une multitude de systèmes naturels sont touchés et le réchauffement a des répercussions graves sur la santé des habitants. Selon le rapport du GIEC, le rendement des cultures baissera, même à partir d’une hausse de 1 °C dans les pays du Sud, et les femmes qui représentent 80 % des personnes vivant sous le seuil de pauvreté seront plus directement touchées. 

Malgré cela, aucun engagement sérieux et contraignant ne semble plus être à l’ordre du jour. Les plans volontaires de réduction déposés, suite à Copenhague, ne permettons pas de limiter l’augmentation des températures à 2°. On s’achemine plutôt vers un doublement des  émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le monde d’ici 2040 par rapport à leur niveau de 1990 et par conséquent, une augmentation probable des températures entre 3 et 5° d’ici 2100.  Ce qui sera totalement insoutenable pour ceux et celles qui manquent déjà de l’essentiel.

Mobilisation populaire

Seule une mobilisation populaire mondiale sur le climat pourra faire face à cette crise écologique mondiale et amener une stratégie permettant de combiner lutte sociale et lutte environnementale. Déjà à Copenhague, une mobilisation de masse internationale s’est amorcée et a produit une déclaration intitulée « Changeons le Système! Pas le Climat! » Ensuite, à Cochabamba en Bolivie, a eu lieu la Conférence mondiale des peuples sur le changement climatique et les droits de la ” Terre-Mère ”, dont l’objectif était d’analyser les causes profondes du changement climatique et de définir des stratégies d’action et de mobilisation pour défendre « la vie et la terre », et qui a lancé un appel à construire « un mouvement mondial des peuples pour la justice climatique».

Propositions

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Références :

Déclaration du Klimaforum09 « Changeons le Système ! Pas le Climat ! »
World People’s Conference on Climate Change and the Rights of Mother Earth  April 22nd, Cochabamba, Bolivia -  PEOPLES AGREEMENT

Cercle citoyen sur le climat organisé par Masse critique, le 12 août 2010. Personnes présentes : Véronique Martineau, Serge Mongeau, Roger Rashi, Stephane Carre,Jean-Claude Balu

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